Alfred Loreau

Alfred Loreau est un homme politique et un industriel français né le 20 décembre 1843 à Berchères-l'évêque et décédé le 11 mars 1922 à Briare.



Catégories :

Industriel français du XIXe siècle - Ancien député du Loiret (troisième République) - Naissance en 1843 - Décès en 1922 - Chevalier de la Légion d'honneur - Personnalité du Loiret - Céramique

Page(s) en rapport avec ce sujet :

  • Les obsèques de M. Loreau ont eu lieu, à Briare, le .... Gien, etc. Tandis qu'il venait de renoncer a la vie politique active, . M. Loreau fut élu, eu 1897, ... (source : sippaf.ish-lyon.cnrs)
  • au sud du Loiret, à proximité de Gien, de devenir mondialement célèbre pour ses articles : les ... Bapterosses) 1 Boulevard Loreau 45250 Briare (musee. mosaïque@ wanadoo. fr)..... L'époux de Blanche, Alfred Loreau, est centralien.... (source : enset-media.ac)
  • 1er août 1880, Alfred Loreau, Industriel Ptésident du Comice agricole de l'arrondissement de Gien Régent de la Banque de France... (source : dictionnaire.sensagent)
Alfred Loreau
Alfred Loreau.jpeg
Naissance 20 décembre 1843
Berchères-l'évêque (Eure et Loire)
Décès 11 mars 1922 (à 79 ans)
Briare
Nationalité Drapeau : France France
Pays de résidence Drapeau : France France
Profession (s) industriel
Activité (s) principale (s) céramique
Formation école Centrale
Distinctions Chevalier de la Légion d'honneur
Conjoint (s) Blanche Bapterosses
Enfant (s) René Loreau

Alfred Loreau est un homme politique et un industriel français né le 20 décembre 1843 à Berchères-l'évêque (Eure-et-Loire) et décédé le 11 mars 1922 à Briare (Loiret) [1].

C'est un prototype de cette classe dirigeante qui sera stigmatisée peu après sa mort par Daladier comme les «deux cents familles» - les Darblay, Wendel, Schneider etc. - qui cumulent responsabilités économiques et politiques, et sont quelquefois même, comme ce fut son cas, patron de presse et scientifique productif issu d'une grande école.

Biographie

Alfred Loreau est entré particulièrement jeune à l'École centrale (promotion 1861) où il aura pour maître surtout Jean-Baptiste Dumas [2] un des fondateurs de l'école. Il en sort dans les premiers rangs [3] quelques années après Gustave Eiffel qui participa d'ailleurs à la construction du pont-canal de Briare, vivement soutenu en cela par Alfred Loreau [4] qui était membre de la commission d'enquête sur ce projet et membre du jury d'expropriation des Ponts et Chaussées [5]. Après quelques années passées à travailler dans l'entreprise de construction familiale, il épouse Blanche la seconde fille de Jean-Félix Bapterosses en 1870. Cette union donnera naissance à un fils René Loreau, la même année, qui fera ultérieurement changer son nom en Loreau-Bapterosses [6]. Il fait agrandir le chateau de Beauvoir à Briare qui atteindra une soixantaine de pièces et une chapelle privée [7], où il logera jusqu'à son décès avec son fils unique, sa famille et une quarantaine de domestiques. Il meurt à Briare en 1922. Son oraison funèbre est prononcée par l'évêque d'Orléans, Monseigneur Stanislas-Arthur-Xavier Touchet [8] qui avait obtenu la canonisation de Jeanne d'Arc et qui fut appelé cardinal quelques mois après. On peut voir actuellement à Briare son buste en marbre mais aussi celui de son épouse Blanche Bapterosses au musée de la mosaïque et des émaux. Son portrait a été peint par Henri-Victor Lesur (exposé au salon de Paris en 1892) [9].

Une carrière industrielle diversifiée

Alfred Loreau seconde dès 1870 son beau-père dans la manufacture des émaux de Briare, surtout pour la fonction industrielle. En 1875, à l'occasion de sa transformation en société anonyme, il devient en plus secrétaire général de la faïencerie de Gien [10] au côté encore une fois de son beau-père [11]. Il mènera entre autres à ce titre les négociations avec la mairie de Gien sur la fin de l'éclairage public apporté par l'usine à gaz de ses sociétés à la ville [12]. Il a dirigé seul l'usine des émaux de Briare de 1917 jusqu'à sa mort [13] et fut aussi président de la faïencerie de Gien à partir de 1895 et jusqu'à sa mort [14]. En 1919, il racheta avec son neveu André Yver-Bapterosses à Paul Pigelet le journal L'Indépendant de Gien[15].

Son ambition lui fait élargir ses horizons au-delà du Loiret. Il devient ainsi Président de la revue Génie Civil à Paris en 1900 et jusqu'à sa mort, régent (administrateur) de la Banque de France [16] en 1897 suite à Henri Schneider, administrateur de la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon ainsi qu'à la Méditerranée [17] etc.

Un homme politique

Parallèlement à sa carrière d'industriel, Alfred Loreau utilisa ses qualités relationnelles et d'orateur pour acquérir des responsabilités dans le monde politique. Il a mené une carrière politique qui l'a vu être successivement conseiller municipal de Briare, suite toujours à son beau-père, dès 1874 et ce pendant 45 ans, maire de Briare (1876-1878, appelé par décret du Président de la République, Mac Mahon, puis 1901-1919), conseiller général du canton de Briare à partir de 1880. Il se fit élire dans la lignée de Thiers deux fois député du Loiret à compter de 1889 [18] [19] au temps de Ferry, Poincaré et Clémenceau. A ce titre, il fit promulguer des amendements interdisant le travail des enfants en dessous de 12 ans et restreignant la durée de travail pour les femmes à 10 heures par jour [20]. Il siégea aussi dans la commission d'enquête sur le scandale de Panama [21] où était surtout impliqué son camarade d'école Gustave Eiffel.

Pour mémoire, son fils René Loreau fut aussi maire de Briare et conseiller général du canton de Briare de 1919 à 1935 et sa petite fille Juliette Loreau (épouse Salone) maire de Briare de 1951 à 1959.

Un savant philanthrope

Ses qualités relationnelles et son esprit humaniste le firent aussi s'intéresser à différentes sociétés savantes et cercles d'influences. Alfred Loreau sera par conséquent Président de l'association des anciens élèves de l'école centrale en 1895 puis de nouveau en 1912 à l'occasion du cinquantenaire de cette association pour organiser les festivités célébrant cet important anniversaire [22]. Il sera aussi Président de la société des Ingénieurs Civils en 1898, aussi à l'occasion du cinquantenaire de cette fondation, où trône toujours une fresque en émaux de Briare. Il fondera la société des Amis de l'école centrale [23], fondation qui permit de financer de nouveaux laboratoires (résistance des matériaux, électricité... ) pour son alma mater.

Il réalisa aussi avec son beau-frère Paul Yver les vœux de son beau-père, Jean-Félix Bapterosses, décédé entre-temps : il fit ainsi construire l'église Saint-Etienne de Briare -décorée par des mosaïques d'Eugène Grasset en émaux de Briare et acheva l'hôpital Saint-Jean de Briare qui deviendra son ultime demeure.

Alfred Loreau fut appelé Chevalier de la Légion d'honneur en 1897, Président du Comice agricole de l'arrondissement de Gien, vice-Président de la société des Agriculteurs de France (Président : marquis Louis de Vogüé) où il s'intéressa à la fois à la mécanisation des labours (premiers essais de tracteurs motorisés à Briare) ainsi qu'à l'alcool agricole comme carburant dès 1903, membre de l'Académie d'Agriculture, Président de la commission technique de l'Automobile Club où grâce aux études précitées il contribua par les perfectionnements qu'il supervisait au lancement des industries de l'automobile et de l'aviation [24] etc.

Notes et références

  1. www. genea-bdf. org
  2. une aventure industrielle p. 41
  3. Le Génie Civil n° 2068
  4. une aventure industrielle p. 75
  5. la manufacture Bapterosses p. 152
  6. www. genea-bdf. org
  7. une aventure industrielle p. 43
  8. le Génie Civil p. 291
  9. Rehs Galleries, New York, site web
  10. la faïence de Gien p. 67
  11. une aventure industrielle p. 42
  12. Le Giennois industriel P. 49
  13. centenaire de la manufacture p. 11
  14. Le Giennois Industriel P. 47
  15. le journal de Gien, site web
  16. l'indépendant de Gien
  17. le Génie Civil
  18. l'indépendant de Gien
  19. Une aventure industrielle p. 42
  20. Assemblée nationale, site web
  21. Assemblée nationale, site web
  22. Le Génie Civil p. 289
  23. site de l'école centrale
  24. le Génie Civil p. 291

Voir aussi

Bibliographie

Sources historiques

Ouvrages didactiques

Autres sources


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La version présentée ici à été extraite depuis cette source le 14/12/2010.
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