Émaux de Briare

Les Émaux de Briare est une manufacture française de mosaïque basée à Briare dans le département du Loiret et la région Centre.



Catégories :

Briare - Entreprise française - Entreprise du Loiret - Entreprise fondée en 1837 - Céramique - Mosaïque

logo de l'entreprise
Création 1837
Dates clés rachats : en 1851 par Jean-Félix Bapterosses ; en 1962 par Société générale de fonderie ; en 1996 par Les jolies céramiques sans kaolin
Personnages clés Jean-Félix Bapterosses
Forme juridique Société par actions simplifiée[1]
Slogan (s) «MVNDVM ORNO»
Siège social Drapeau de France Briare  (France)
Direction Jean-Claude Kergoat[1]
Activité (s) fabrication de carreaux en céramique
Produit (s) mosaïque
Société mère
Société (s) sœur (s) Céramiques Carré ; Capron ; Aurum Ceramics ; Cérafrance
Effectif 94 (2009) [2]
Site Web www. emauxdebriare. com

Les Émaux de Briare est une manufacture française de mosaïque basée à Briare dans le département du Loiret et la région Centre. Elle est issue du rachat de la faïencerie de Briare créée en 1837 par Bapterosses et Cie, une société spécialisée dans la produit de boutons de porcelaine fondée à Paris en 1845.

La société développa une stratégie internationale dès 1851 sur l'Europe puis ultérieurement, avec la naissance des perles, vers l'Afrique, l'Australie et les Amériques. Elle se spécialisera progressivement à partir du XXème siècle dans les mosaïques.

Cette manufacture est désormais filiale de la société parisienne Les jolies céramiques sans kaolin[3] tout comme ses sociétés sœurs Céramiques Carré, Capron, Aurum Ceramics et Cérafrance[4].

Géographie

La manufacture des Émaux de Briare est localisée sur le boulevard Loreau dans la commune de Briare dans le département du Loiret et la région Centre[5].

La direction commerciale est implantée sur le quai de Valmy dans le 10e arrondissement de Paris[5]. Il est à noter que le siège commercial des émaux de Briare avait été ramené dans le 10e arrondissement 50, rue de Hauteville dès 1878, dans un immeuble servant aussi pour la Faïencerie de Gien et la Compagnie Industrielle du Jouet, qui étaient devenues successivement filiales de la société [6].

Le groupe possède deux boutiques à Paris, l'une rue du bac dans le 7e arrondissement, l'autre quai de Valmy dans le 10e arrondissement. Les Émaux de Briare ont aussi une filiale à Bay Shore dans l'état de New York aux États-Unis[5].

Le musée de la mosaïque et des émaux de la manufacture est installé à Briare sur le site de l'usine[7].

Histoire

Gravure de l'usine de Briare (1875)

XIXe siècle

Un double départ

Une manufacture de faïence fine dite lithocérame est créée à Briare en 1837[7] par Brisset & Arambre sur des terrains racquiss aux propriétaires du canal de Briare. Elle est en avance sur son temps car elle est immédiatement pourvue de fours à houille et particulièrement rapidement d'une machine à vapeur (en 1843, soit dix ans avant la Faïencerie de Gien) [8] [9].

Parallèlement, en 1843, suite à un voyage en Angleterre, Jean-Félix Bapterosses découvre la faiblesse de la production locale de boutons, car outre-manche on les frappe à l'unité. Il en tire l'idée d'une machine servant à frapper 500 boutons simultanément [B 1] [A 1] en 1844 ce qui lui permet d'obtenir cette année-là une première médaille d'or à l'Exposition Industrielle de Paris [10]. L'invention de ce procédé performant mettra d'ailleurs un terme à la fabrication anglaise de boutons en quelques années [A 2], [B 2].

Il fonde par conséquent sa première usine en 1845 à Belleville (village rattaché à Paris en 1860) d'où sortent les premiers boutons industriels, dits «boutons agathes».

Manufacture de Briare, vue des cités ouvrières (1880)
Photographie d'employées de l'usine des Émaux de Briare (1900)

En 1846, il transfère sa manufacture de Belleville dans des locaux plus spacieux rue de la Muette. En mai 1847, il dépose un nouveau brevet pour un four à moufle chauffé à la houille, servant à diminuer le temps de cuisson des boutons à 15 minutes tout en donnant la possibilité d'une surveillance constante. Il en profite pour perfectionner la plasticité des boutons en modifiant le procédé de fabrication[11].

Entre 1848 et 1849, il développe ses gammes de couleurs et peaufine sa fabrication de boutons[A 3].

En 1850, tandis qu'il est à la recherche d'un emplacement pour agrandir son usine, il tombe en panne de diligence à Briare. Il y repère alors l'usine de faïencerie fine en difficulté financière et mise aux enchères par conséquent. Elle est racquise en 1851, avec le procédé de fabrication, par Jean-Félix Bapterosses qui, échaudé par les évènements politiques de 1848 et ayant besoin d'espace pour accroître sa production transfère sa production de Paris à Briare[7].

Le développement sur le site de Briare

Les nouveaux locaux offrent plusieurs avantages : leur équipement moderne (fours à houille, pompe à eau... ), leur situation géographique à uniquement 150 km de Paris sur la route de Paris à Antibes (actuelle RN 7) et la proximité du canal de Briare pour favoriser la logistique, le débouché sur le canal et la Loire (fleuve navigable à l'époque) par une lancière est parfaite d'autre part pour l'approvisionnement en matières premières (terres du Limousin et houilles de Commentry) mais également feldspath de Norvège, et enfin la disponibilité d'une superficie plus importante[B 3] tout autour de la manufacture existante. De fait, la surface occupée par l'usine passe en quelques années de 3 Ha à 10 Ha [12]. De nouveaux fours plus modernes sont fabriqués[13]. L'usine est marquante avec ses immenses halls et ses cheminées alignées donnant l'impression "d'une gigantesque usine à fer" [14]. L'entreprise produit alors 1 400 000 boutons par jour et emploie 550 personnes. La ferme de Rivotte à proximité de l'usine est racquise pour apporter le lait indispensable à la neutralisation de l'excès d'acide au cours de la fabrication de la pâte pour les émaux[A 3], [B 3].

Jean-Félix Bapterosses facilite (il est membre de la commission d'enquête sur le tracé de la ligne de chemin de fer Auxerre Gien [15]) le passage de la voie de chemin de fer à Briare en influençant la société des chemins de fer Paris-Orléans. Le tronçon reliant Montargis à Nevers via Briare s'intégrant dans l'actuelle ligne Moret-Veneux-les-Sablons - Lyon-Perrache sera ouvert en septembre 1861.

La production de boutons à queue métallique commence en 1860 et celle des perles en 1864[A 3]. L'usine produit alors 800 000 boutons à queue par jour[B 4].

Grands prix décernés à Bapterosses & Cie (1849-1889)
Certificat de récompense de l'exposition universelle de Philadelphie. 1876.

Vers 1865, l'entreprise emploie à peu près 700 personnes, essentiellement des femmes et des enfants[B 5]. Pour faire face à son besoin toujours croissant d'espace elle ouvre une annexe au sein de la faïencerie de Gien dont Jean-Félix Bapterosses est devenu l'actionnaire de référence en 1866 [16].

En 1876, des cités ouvrières avec jardins sont construites pour y loger 186 familles ouvrières -représentant à peu près 800 personnes- mais aussi des écoles au sein même de l'usine[A 3].

Briare devient «la cité des perles» ; sa population passe de 3 477 en 1851, date du rachat de l'usine, à 5 590 habitants en 1881[17]. Selon Alfred Loreau, son dirigeant, compte tenu des travaux d'encartage distribués dans les communes alentours, la manufacture emploie les services de 9000 à 10000 salariés à son pic [18]. A cette époque à peu près 10 000 tonnes de charbon et 500 m3 de bois sont consommés par an, mais aussi de masses énormes en matières premières : 2000 tonnes de feldspath essentiellement et 500 tonnes d'oxydes métalliques et autres matières colorantes qui permettront d'exporter entre autres 500 tonnes de perles et 1000 tonnes de boutons [19]. Les perles fabriquées par l'usine, en premier lieu utilisées pour les colliers, vont accompagner le mouvement de colonisation et de conquêtes en Afrique surtout avec Savorgnan de Brazza [20], en Amérique latine et du Nord (la conquête des terres indiennes). Elles deviennent même une monnaie d'échange des colonies françaises en Afrique jusqu'en 1944 au Tchad [21]. La ville "cité des perles et perle des cités" et la manufacture voient par conséquent rapidement leur renommée dépasser beaucoup les frontières[7].

En 1882, l'usine débute la fabrication de la mosaïque en émaux. Celle-ci reste longtemps une activité annexe de l'entreprise, production réservée seulement aux artistes et décorateurs [22].

Brevet d'invention déposé auprès du gouvernement espagnol en 1880. Valable 10 ans.

La société s'ouvre dès 1851 aux marchés internationaux en participant à la totalité des expositions universelles en France ainsi qu'à l'étranger du XIXe siècle : Londres en 1851, Paris en 1855, Londres de nouveau en 1862, Paris en 1867 (et 1878) Philadelphie en 1876, Sydney en 1879, Melbourne en 1880, Chicago en 1893 et toujours de nouveau Paris en 1889. Elle y recueillera de nombreuses distinctions. Par conséquent et pour accompagner son succès, l'entreprise dépose sa marque et protège ses brevets dans des pays comme le Japon, l'Allemagne, l'Espagne, l'Australie, l'empire Austro-Hongrois, la Russie ou les États-Unis d'Amérique (USA) [23].

L'essor de l'entreprise permet au fondateur, puis à ses descendants et alliés, dont ses gendres Paul Yver et Alfred Loreau de financer la construction de plusieurs édifices de la commune : l'église Saint Etienne (1895), l'hôpital Saint Jean, la maison de retraite, les écoles Sainte Anne et Saint Jean et le stade vélodrome (maintenant Yver-Bapterosses) [24].

Jean-Félix Bapterosses meurt en 1885[A 4], époque à laquelle les effectifs dépassent 1300 salariés, sans compter les milliers de personnes œuvrant à l'encartage à domicile [25].

L'accès aux ports maritimes pour expédier les produits finis et recevoir les matières premières y compris de l'étranger est toujours facilité par la réalisation du pont-canal de Briare en 1896 vivement soutenu par la manufacture.

XXe siècle

A la Belle époque, avec l'arrivée du mouvement artistique Art nouveau, la mode est aux formes arrondies ainsi qu'à la couleur. Les Émaux de Briare répondirent à la volonté de colorer les façades et les entrées d'immeubles. L'artiste Eugène Grasset, l'un des symboles de ce courant en France, participa surtout à la confection des décors en émaux de la façade de l'église Saint-Étienne de Briare[26]. Il réalisa d'autre part de multiples fresques en mosaïque taillée en Émaux de Briare, certaines d'entre elles sont exposées au musée des émaux. De nombreux autres mosaïstes célèbres utilisent les Émaux de Briare, on peut surtout citer : Giandomenico Facchina, Isidore Odorico ou Félix Gaudin.

Durant les années folles, la mosaïque devient un matériau prisé par les architectes, et le succès se poursuit. Dans la foulée du mouvement Art déco qui succède à l'Art nouveau, les architectes et décorateurs s'intéressent aux émaux de Briare qui vont par exemple être employés dans les travaux de Pierre Chareau[27], Michel Roux-Spitz ou Robert Mallet-Stevens[28].

une action des Émaux de Briare vers 1970.

Dans les années 1950, l'activité de fabrication de perles et de boutons est en perte de vitesse, du fait de l'arrivée du plastique sur le marché. La marque ne parvient pas à maintenir sa production. Par conséquent, la marque se concentre sur la mosaïque et devient l'un des leaders de la céramique française.

En 1962, tandis que l'entreprise «société Bapterosses et Cie» avait été transmise par voie héréditaire depuis sa création, elle est cédée au groupe Société générale de fonderie et devient «Manufacture de Briare SA» puis «SA Émaux de Briare». Alors cotée à la bourse de Paris, elle peut se lancer dans de grands projets comme la décoration de stations des métropolitains de Paris et Bruxelles ou des aérogares de Paris-Charles-de-Gaulle et Paris-Orly. Suite à cet essor ainsi qu'à la renommée grandissante de la marque, la direction crée en 1965 le service de décoration. À la même époque, les Émaux de Briare ouvrent des filiales à New York, Bruxelles et Genève. Cette politique d'internationalisation culmine avec l'attribution de la mention d'excellence par le Nouvel économiste dans son concours "Oscar de l'exportation" pour l'année 1977 [29].

Parallèlement, l'entreprise travaille avec des artistes renommés, surtout ceux du mouvement d'art cinétique Op Art tels que Carlos Cruz-Díez et Victor Vasarely.

En 1996, la société Les jolies céramiques sans kaolin rachète Émaux de Briare [30].

Les émaux ont été récompensés surtout par l'ASID'American society of interior designers aux USA et par un Janus de l'industrie en France. [réf.  nécessaire]

Données économiques

La société EMO - émaux et mosaiques est une société par actions simplifiée au capital de 2 844 988 €. L'entreprise employait 94 personnes en 2009[2].

Procédés de fabrication

Fritte en fusion tombant dans l'eau froide

Le procédé de fabrication de la mosaïque a lieu en trois phases : la fabrication de la pâte d'émail nommée fritte ; le pressage en éléments et la cuisson ; le tri, le collage et l'emballage.

La calcine est constituée de sable, de roches cristallines et de fondant. Ce mélange est chauffé à haute température dans les fours d'origine, puis déversé dans de l'eau froide. La réaction thermique produit la calcine qui sert de base de l'émail. Pour créer la calcine colorée, des oxydes métalliques colorants sont incorporés au moment de la fusion.

Ce procédé de fabrication donne des propriétés telles que l'inaltérabilité, l'insensibilité aux acides usuels, aux bases ainsi qu'aux fortes variations de température.

La cuisson est actuellement réalisée pour partie dans les fours conçus et fabriqués par le fondateur de la marque.

Les émaux sont commercialisés assemblés sur une trame en fibre de verre donnant la possibilité d'ainsi de coller la mosaïque par plaque de 12 ou 13 pierres de côté.

L'usine conserve et répertorie chaque couleur créée depuis le début du XXe siècle.

Production

Les produits sont regroupés en deux catégories, mais tous sont en émail massif : les «émaillés» d'une part et les «pleine-masse» de l'autre.

Il existe onze gammes de produits : Harmonies, Progression, Mazurka, Polka, Pastilles, Variations, Marienbad, Émaux 24 Carats et Les Originaux (classés en «Gemmes», «Ecailles» et «Micro-mosaïques») [31].

Exemples de réalisations

Les Émaux de Briare ont été utilisés dans la décoration de nombreuses réalisations, parmi celles-ci, on peut citer :

Galerie

Notes et références

  1. Bilan gratuit des Émaux de Briare sur www. bilansgratuits. fr, Les Échos, 2010. Consulté le 22 septembre 2010
  2. Fiche entreprise des Émaux de Briare sur www. fichentreprise. com, Chambre régionale commerciale et industrielle de la région Centre, 2010. Consulté le 8 novembre 2010
  3. Bilan gratuit de Les jolies céramiques sans kaolin sur www. bilansgratuits. fr, Les Échos, 2010. Consulté le 22 septembre 2010
  4. Nom des filiales sur la page d'accueil du site officiel sur www. jolies-ceramiques. com, Les jolies céramiques sans kaolin, 2010. Consulté le 22 septembre 2010
  5. Adresses des sites sur la page d'accueil du site officiel sur www. emauxdebriare. com, Émaux de Briare, 2010. Consulté le 22 septembre 2010
  6. Une aventure industrielle p. 30-51
  7. Musée de la mosaïque et des émaux sur www. loiret. com, Conseil général du Loiret. Consulté le 22 septembre 2010
  8. une aventure industrielle p. 18
  9. Le Giennois industriel p. 34
  10. Une aventure industrielle p. 24
  11. Jean-Felix Bapterosses 1813-1885
  12. la manufacture Bapterosses p. 94
  13. voir bibliographie Bulletin de la société d'encouragement pour l'industrie nationale p. 186
  14. Voyage en France p. 85
  15. la manufacture Bapterosses p. 151
  16. le Giennois industriel p. 49
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur site de l'École des hautes études en sciences sociales. Consulté le 22 septembre 2010
  18. la manufacture Bapterosses p. 165
  19. une aventure industrielle p. 82-83-123
  20. une aventure industrielle p. 115
  21. un canal des émaux p. 115
  22. Une aventure industrielle p. 95
  23. Une aventure industrielle p. 80-97
  24. Une aventure industrielle p. 68-74
  25. Une aventure industrielle p. 55-57
  26. Mosaïques art nouveau d'Eugène Grasset à Briare sur fr. calameo. com, Calaméo. Consulté le 7 novembre 2010
  27. Vellay. 2007 (voir dans la bibliographie).
  28. Mallet Stevens : œuvre sur www. malletstevens. com, Fondation des amis de Mallet Stevens. Consulté le 10 novembre 2010
  29. le nouvel économiste n°114 du 9 janvier 1978 p. 79
  30. la République du centre 27/11/1996
  31. Les produits sur www. emauxdebriare. com, Émaux de Briare, 2010. Consulté le 22 septembre 2010
  32. Monuments classés ou inscrits à l'inventaire des monuments historiques
  33. une aventure indutrielle p. 118
  34. La cathédrale de la Résurrection à Évry en français, allemand et anglais sur le site Web Structuræ.
  1. p.  184
  2. p.  185
  3. p.  186
  4. p.  182
  1. p.  275
  2. p.  273
  3. p.  274
  4. p.  287
  5. p.  288

Voir aussi

Bibliographie

Sources historiques

Ouvrages techniques et didactiques

Ouvrages touristiques et culturels

Liens externes

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La version présentée ici à été extraite depuis cette source le 14/12/2010.
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