Philibert Orry

Philibert Orry, comte de Vignory, seigneur de La Chapelle-Godefroy, est un homme d'État français né à Troyes le 22 janvier 1689 et mort à La Chapelle-Godefroy le 9 novembre 1747.



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Naissance en 1689 - Naissance à Troyes - Décès en 1747 - Ministre français des Finances - Ministre de Louis XV

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Philibert Orry
Portrait de Philibert Orry château de Versailles
Portrait de Philibert Orry
château de Versailles

Nom de naissance Orry
Naissance 22 janvier 1689
Troyes
Décès 9 novembre 1747 (à 58 ans)
La Chapelle-Godefroy
Nationalité Royaume de France Royaume de France
Profession (s) contrôleur général des finances
Autres activités directeur général des Bâtiments
Famille Orry

Philibert Orry, comte de Vignory, seigneur de La Chapelle-Godefroy, est un homme d'État français né à Troyes le 22 janvier 1689 et mort à La Chapelle-Godefroy le 9 novembre 1747.

Biographie

Cinquième enfant de Jean Orry, gentilhomme verrier venant de Rouen qui s'enrichit énormément en fournissant l'armée de Louis XIV en chevaux et en munitions durant la guerre de Succession d'Espagne, puis s'occupant des finances de Philippe V d'Espagne, Philibert Orry fut capitaine de cavalerie au cours de la guerre de Succession d'Espagne. Il devint ensuite conseiller au Parlement de Paris, puis maître des requêtes (1715). Il fut intendant à Lille (1715-1718), à Soissons (1722-1727), et en Roussillon (1727-1728).

Grâce à la protection du cardinal Fleury, dont il partageait le goût de l'ordre et l'austérité, Orry fut appelé contrôleur général des finances en 1730 et cumula cette fonction avec celle de directeur général des Bâtiments du Roi à partir de 1736, au décès du duc d'Antin.

Financier habile et intègre, il dut rétablir l'impôt du dixième et parvint à stabiliser le budget de l'État. Appliquant les principes de Colbert, il chercha à développer des manufactures de textile et de papier. Il apporta son soutien à son frère Jean-Louis Henri Orry, (1703-1751) qui est à l'origine de la création de la Manufacture de Vincennes, (porcelaine) en 1740. Il favorisa le commerce avec le Canada et les Indes en réformant les statuts de la Compagnie des Indes.

Comme directeur général des Bâtiments, il rétablit le Salon bisannuel ce qui lui valut d'être élu vice-protecteur de l'Académie royale de peinture et de sculpture en avril 1737. Son directorat a le plus souvent été sévèrement jugé. Cependant, ces critiques semblent relever moins du "bon goût" que de la mauvaise foi et de la jalousie des mémorialistes de l'époque - tous nobles - confrontés à la réussite d'un bourgeois, membre du tiers état. Le marquis d'Argenson évoque avec mépris «le mauvais goût bourgeois de Monsieur Orry». Sans compter, le fait de choisir Charles-Joseph Natoire en 1730 pour décorer son château de La Chapelle-Godefroy (V. ci-dessous) révèle bien au contraire un discernement certain en matière artistique : c'était alors l'un des jeunes peintres d'histoire les plus prometteurs, et ses deux principaux rivaux, François Boucher et Carle Van Loo, étaient tous deux à l'étranger.

Directeur général des Ponts et Chaussées, Orry fit terminer le canal de Crozat et entretint et développa le dispositif routier. Il envoya aux intendants, en 1737, une instruction détaillée sur la corvée royale (trente jours par an au maximum) pour la construction et l'entretien des chemins, classés en cinq catégories. Jusqu'à la Révolution, une grande partie des routes royales exista grâce à cette institution. En 1738, il demanda aux ingénieurs des Ponts et Chaussées de lever les plans des grandes routes du royaume.

Confronté à l'ambition ainsi qu'à l'opposition de la nouvelle favorite royale, la marquise de Pompadour qui était issue du monde de la finance et voulait placer ses amis au pouvoir, il dut démissionner en 1745 malgré 15 années de bons et loyaux services et de succès.

Il fut Grand Trésorier de l'Ordre du Saint-Esprit de février 1743 à sa mort en 1747.

Résidences

Orry possédait le château de La Chapelle-Godefroy à Saint-Aubin (Aube) près de Nogent-sur-Seine, hérité de son père en 1719. «M. Orry, rapporte le duc de Luynes dans ses Mémoires, a toujours paru n'avoir aucune ambition, regrettant sans cesse de ne pouvoir vivre dans sa terre de la Chapelle, près de Nogent, et toujours prêt à y aller avec plaisir. » Il fit énormément transformer et agrandir le logis seigneurial d'origine. Il y fit réaliser un très important décor peint par Charles-Joseph Natoire entre 1731 et 1740. Il possédait deux Watteau, l'Enchanteur et l'Aventurière qui se trouvent actuellement au musée des Beaux-Arts de Troyes.

Orry possédait en outre le domaine dit du «Petit Bercy» à Paris.

Précédé par Philibert Orry Suivi par
Michel Robert Le Peletier des Forts
contrôleur général
des finances
Jean-Baptiste de Machault d'Arnouville

Références

Liens externes

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La version présentée ici à été extraite depuis cette source le 14/12/2010.
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