Charles Symphorien Jacques

Charles Symphorien Jacques père est un sculpteur, peintre et faïencier né vers 1724 et mort le 15 avril 1799 à Bourg-la-Reine à l'âge de 75 ans.



Catégories :

Sculpteur français du XVIIIe siècle - Peintre français du XVIIIe siècle - Faïencier - Faïence - Céramique - Naissance en 1724 - Décès en 1799

Charles Symphorien Jacques père est un sculpteur, peintre et faïencier né vers 1724 et mort le 15 avril 1799 à Bourg-la-Reine à l'âge de 75 ans.

Biographie

Il épouse à Paris (St Nicolas du Chardonnet) le 10 octobre 1751 Mademoiselle Agnès, Honorée Adam ; de leur union naît vers 1762 un garçon qu'il prénomment aussi Charles Symphorien. Dès 1763, il est conseiller, membre de l'Académie de Saint-Luc et travaille à la faïencerie de Sceaux, fondée en 1735. Jacques Chapelle, chimiste qui dirigea cette entreprise en 1759, la loue en 1763 à Charles Symphorien Jacques (père) ainsi qu'à Joseph Jullien, artiste peintre dont le bail prend fin en 1772. Travaillent à cette époque dans la manufacture les peintres Jean-Baptiste Sonnerre qui est de Marseille et passe à Mennecy en 1761 ainsi qu'à Sceaux en 1763, Jean-Nicolas Lutz, de Strasbourg mais aussi Moscer et Rhote. Nicolas Sisson et Castel vont à Sèvres après être passés à Bourg la Reine. Dumas, Christophe Mô, Sonnerre travaillent à Sceaux ainsi qu'à Mennecy.

Ces deux artistes associés vont gérer parallèlement la Manufacture de Mennecy et une fabrique à Bourg-la-Reine. Ils prennent la première en location le 1er mars 1766 pour une durée de 9 ans. Créée en 1749 dans ce petit village, elle appartient à Marie-Geneviève Le Bastier veuve de Jean-Baptiste Barbin fils de François Barbin le fondateur, faïencier et porcelainier au Faubourg Saint-Antoine à Paris. La produit du 116 Grande Rue (avenue du Général Leclerc) ouvre ses portes le 17 Octobre 1772 à Bourg-la-Reine à la fin du bail de Sceaux, dans une maison qu'ils avaient acquise deux ans plus tôt, le 6 Novembre 1770 à l'enseigne : «A la Ville d'Amiens».

Ni l'un ni l'autre ne réside à Mennecy ; ils en confient la responsabilité à Antoine Merle qui décède en 1768 ; il est remplacé par Pierre Janicot  ; Mme Marie-Geneviève Le Bastier, veuve de Jean-Baptiste Barbin, l'aidera dans la direction de l'entreprise qui continue sa production en petite quantité jusqu'en 1775.

Ils ont une production de qualité et savent s'entourer d'artistes et d'ouvriers hautement qualifiés; Pierre Fauguin de Marseille, en 1772 Christophe Mô, sculpteur, modeleur et Jean-Baptiste Mô son frère, ouvrier sculpteur venant de Chantilly, cette même année Nicolas Sisson, peintre, Jean Roth en 1760[1].

La produit qu'ils créent à Bourg la Reine est localisée à l'angle du chemin des Blagis et d'un chemin reliant la route d'Orléans au Chemin du Pavé de Sceaux et fait face à l'ancien cimetière du village. Le 2 Juillet 1771, ils achètent une pièce de terre dite Les Fossés jouxtant leur propriété qui se trouve ainsi agrandie. Ils sont associés dans cette affaire chacun pour moitié et leur entreprise est sous la protection du fils du Duc du Maine; le comte d'Eu seigneur de Sceaux. C'est le 27 Juillet 1773 que la marque en creux " B. R. " est enregistrée par le préfet de Police.

C'est une petite manufacture au personnel réduit venant au départ de la Manufacture de Sceaux ; y travaillent Michel Mamès Duché tourneur et son fils Jean Duché, Nicolas Sitson, Pierre Benoist, mouleur; Jean-Baptiste Mongin, commis dont la femme, une fois veuve, viendra travailler à la produit.

Joseph Jullien décéde le 16 Mars 1774 et sa veuve lui succède; à cette époque (fin du bail de Mennecy) on note la présence du peintre Jean Philibert Loszer et en 1775 celle de Joseph Solome peintre qui reste jusqu'en 1786, année de son décès, Pierre-René Poussin, tourneur, dont les fils travaillent aussi dans cette manufacture en qualité de tourneurs. Jean Alais et plus tard son fils, Jean-Edmé Pinard, tourneur, qui finira à Sceaux. Son fils Joseph-Léon reprendra un moment l'affaire puis va se retirer, Charles Symphorien Jacques ne souhaitant plus partager par moitié les fruits de la production ; il rachète les parts en 1776 et fait construire un nouveau bâtiment sur le terrain, le peintre Paul, Dominique Vanteuil son neveu, vient travailler dans cette produit jusqu'en 1778. Il est imposé mais aussi la veuve Jullien à 80 livres. Le 1er Mai 1780 la société est dissoute et en Octobre Mme Jullien quitte Bourg la Reine pour la capitale. En 1785 Jacques fils travaille avec son père il est comme lui sculpteur, faïencier et devient son associé en 1790. Parmi les ouvriers un certain Pierre-Claude Poussin tourneur potier qui ouvrira une seconde faïencerie en quittant Jacques en 1795.

Jacques fils est Syndic de la Municipalité de Bourg la Reine en 1789, Electeur du département de Paris en 1791-1792 et adjoint au Maire en 1803, sa mère décéde le 24 Mai de la même année et son père le 15 Avril 1799 à Bourg la Reine. Sa produit fera faillite en 1804 et sa maison sera vendue en 1805 à Charles, Eustache Vangelen de Sceaux

Hélène, Antoinette Jacques épouse Alfred Mony né le 6 Juillet 1830, tourneur en faïence (1851-1859) et faïencier (1859-1861) fils de Louis, Nicolas Mony (1804-1875), faïencier et Marguerite Bellard et petit-fils de François, Guillaume Mony (1781-1844), faïencier

Œuvres

Production de la Manufacture de Sceaux

Production de faïence de Sceaux les Numéros sont ceux du catalogue de l'exposition de Sceaux

Statuaire

Chronologie de la statuaire de Sceaux époque de J. Jullien et S. Jacques

Production de porcelaine en pate tendre à Sceaux

Production de la Manufacture de Bourg la Reine

Production de faïence de Bourg la Reine

Statuaire

Production de porcelaine en pate tendre

Expositions

Musées

Bibliographie

Notes - Références

  1. Serait-ce Johann Gottlieb Rhothe de Meissen en Saxe?

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La version présentée ici à été extraite depuis cette source le 14/12/2010.
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