Edmé Serrurier

Edmé Serrurier, est un chef d'entreprise français, maître faïencier, co-fondateur de la Manufacture de Pont-aux-Choux à Paris, né vers 1685, dans le Nièvre, et décédé en son château de la Fuÿe à La Suze, Sarthe, le 22 avril, 1761, âgé d'environ 75 ans.



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Céramique - Faïence - Entreprise française - Entreprise fondée en 1743 - Paris - Rouen - Naissance en Nivernais - Date de naissance inconnue (XVIIe siècle) - Décès en 1761

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  • Il est envisageable qu'Edme Serrurier ait commencé un appren ti s s a ge soit à Nevers, s oit même plu s près de Druy, à Dec i ze, où Gu i llaume Seg u i n, ... (source : amisdesevres)
  • ... Edme Serrurier et du marchand de bois Pierre Mignon, dispose d'un privilège.... (source : books.google)
  • Pierre Bellevaux, fils de marchand de la région Nevers, ayant appris chez son oncle Edme Serrurier, à Rouen, l'art de la peinture sur faïence, ... (source : infofaience)
Edmé Serrurier
Nom de naissance Edmé Serrurier
Naissance c 1685
Décès 22 avril 1761
La Suze, Sarthe
Nationalité Drapeau : France France
Profession (s) maître faïencier

Edmé Serrurier, est un chef d'entreprise français, maître faïencier, co-fondateur de la Manufacture de Pont-aux-Choux à Paris, né vers 1685, dans le Nièvre, et décédé en son château de la Fuÿe à La Suze, Sarthe, le 22 avril, 1761, âgé d'environ 75 ans.

Biographie

Originaire d'une famille nivernaise, des environs de La Machine, qui exerçait dans la meunerie, Edme a dû naître vers 1685. Nous le trouvons en 1704 à Druy, village de sa sœur Claudine épouse de Philippe Bellevaux, marchand. Familles apparentées à Henry Trou, qui dirige la faïencerie dite la Manufacture de Saint-Cloud, où travaillent Jean-Baptiste Bellevaux et Louis Bellevaux. Pierre Richard, maître faïencier de Nevers est marié à Jeanne Bellevaux.

Edmé Serrurier est envoyé par sa famille à Rouen, où séjourne une forte colonie de Bourguignons : Bougier, Bourgoin, Despatys, Delahais, dans la paroisse des faïenciers à Saint-Sever. En 1708, il est peintre en faïence, une procédure de 1720 le dit : marchand fayencier, des faïences de Nevers. En 1722, il est toujours à Saint-Sever où il réside rue Saint-Julien et y recueille un neveu orphelin : Pierre Bellevaux qui deviendra plus tard le gendre du faïencier de Pierre Bousquet de Locmaria à (Quimper). Il a fréquenté la famille des Poterat, peut-être a-t-il travaillé dans leur manufacture ? Il est présent au remariage de la veuve de François Dumesnil qui était de son vivant le directeur de la manufacture de Madame de Villeray. Il tombe amoureux de Charlotte Le Boullenger parente des dames citées ci-dessus. Après les décès des uns et des autres, des procès pour la succession, Edmé Serrurier et sa compagne Charlotte Le Boullenger quittent Rouen pour gagner Paris. Charlotte hérite de son parent le marquis de Mouÿ, vend sa part (1/5e) de l'entreprise héritée de sa tante, femme de Michel Poterat à son cousin Guillaume Antoine Le Boullenger.

Le 16 avril 1731 ils signent leur contrat de mariage à l'étude de Maître Louis Antoine Huerne rue du Pont Saint-Michel à l'angle de la rue de l'Hirondelle. Il est domicilié dans la Grande rue du Faubourg Saint-Antoine. Aucun membre de la famille, mais : Louise Lorot, veuve Chaillot et son fils, Catherine Élisabeth Chaillot épouse Lorrot, sa belle-sœur propriétaire de la Manufacture de L'Image Notre-Dame, à Nevers apparentées à l'épouse. De Jean Samuel Serrurier, cousin d'Edmé et exerçant le métier de marchand drapier à Nevers. Les biens à venir sont en commun, il est fait un don mutuel du tiers de leurs biens propres à la communauté et une donation au dernier vivant de l'usufruit de l'ensemble des biens.

En juillet 1731, Edmé est installé comme manufacturier de faïence dans une fabrique qu'il a louée au 9 rue de Charenton, actuellement n°48 (cour du Chêne Vert). La totalité représente une superficie de plus de 6 500 m2, entre le Monastère des Dames Anglaises au couchant, la rue de Charenton au Nord et au Levant un Sieur Bernard. La totalité comporte deux cours, on accède à la première par la rue de Charenton où se trouve la demeure dans un trois pièces, cuisine d'Edmé et de son épouse, au premier étage. Dans le prolongement de celle-ci la seconde cour avec un four de potier, des ateliers, hangars et appentis, le tout en location. Il débute par conséquent là en faisant de la faïence brune, ou brun-blanc, aussi de la faïence blanche, façon de Rouen.

Sa renommée dans la réalisation des fours fait qu'il est demandé en 1739 pour examiner l'effondrement des voûtes de deux fours et en déterminer les causes à la Manufacture de Sinceny. Parmi ses employés à cette date un certain : Jacques Chapelle. En 1742, Claude Humbert Gérin qui est sur le point d'être chassé de la Manufacture de Vincennes, pour ne pas livrer ses secrets de fabrication de sa terre blanche lui propose de réaliser chez lui sa production de Terres blanches à la façon d'Angleterre. C'est à cette époque que Edmé Serrurier fait venir de Rouen plusieurs ouvriers dont : Nicolas Julien Bellejambe, excellent tourneur, puis mouleur, modeleur qui restera dans l'entreprise jusqu'en 1768. Ayant obtenu le privilège de 10 ans sur 6 lieues autour de Paris et l'autorisation de vendre dans tout le royaume, Gérin et ses amis Robert Dubois et son frère Gilles Dubois (céramiste) , s'associent en septembre 1743, avec Edmé Serrurier. Adrien Pierre Mignon, riche marchand de bois de la provision de Paris vient rejoindre les quatre associés en décembre de la même année, ajoutant une somme de 10.000 £ au capital. L'entreprise fonctionne bien ; elle compte 250 ouvriers, 9 tours et 2 fours en 1745. En 1746 Serrurier et Mignon restent seuls à la tête de l'entreprise ; Gérin a été rappelé à Vincennes qui depuis son départ n'arrive pas à produire une pâte blanche, mais grise. À cette date la Manufacture de la rue de Charenton s'agrandit, on construit un 3e four; elle possède plus de 200 moules en plâtre et 8200 pièces en magasin.

Edmé Serrurier et son épouse Charlotte Le Boullenger facilitent le mariage de leur associé Adrien Pierre Mignon avec la jeune cousine d'Edmé ; Madeleine Serrurier âgée de 17 ans. Les Serrurier font du couple leur légataire universel. La famille Le Boullenger et sa parentèle sont ainsi hors de la succession. Madame Charlotte Serrurier, née Le Boullenger s'en va Ad patres le 24 septembre 1747, laissant son mari malade. Les Le Coq de Villeray feront arrêter l'inventaire après décès disant qu'il y a des malversations et que l'ensemble des biens ne sont pas déclarés. L'entreprise a un excédent de recette, tandis que la Manufacture de Vincennes est dans une situation catastrophique sur le plan financier.

Un nouveau privilège royal daté de novembre 1748 vient confirmer et augmenter le premier en portant ce dernier à 20 ans ainsi qu'à 10 lieues autour de Paris en accordant à la Manufacture le titre de : Manufacture royale des Terres de France à l'imitation des Terres d'Angleterre et avec la possibilité de faire démolir les fours des contrefacteurs, de saisir leurs marchandises, ce qui se produira à plusieurs reprises ; Jacques Chapelle, Beaufils, etc.

Pour pouvoir s'agrandir, ils achètent une grande propriété en juin 1749 au lieu-dit : La Chasse Dauphine à l'angle du n°1 de la rue Saint-Sébastien et du Chemin de la Contrescarpe (actuelle rue Amelot), face à la rue de Pont-aux-Choux, nom qui restera à leur manufacture. Ce n'est qu'en 1751 que la Manufacture va démarrer, après avoir fait abattre la maison et reconstruire des bâtiments industriels, comportant : 5 fours dont un à réverbère. Edmé Serrurier épouse sa cousine : Marie-Claude Serrurier, 23 ans qui est aussi la sœur de Madeleine Serrurier épouse d'Adrien Pierre Mignon qui devient le beau-frère de son associé. Le contrat de mariage devant le notaire a lieu à Nevers le 20 août 1749 et la cérémonie religieuse à Saint-Laurent de Nevers le 31 août 1749. Parmi toute la parentèle réunie à cette occasion, retenons la présence de : Guillaume Dhéré qui deviendra faïencier à Nevers, actif de 1767 à 1772; Marie Viallet veuve de Louis Custode : Manufacture de l'Autruche, à Nevers ; Lorrot-Chaillot : Manufacture de l'Image Notre-Dame  ; Prisye de Chazelles de la Manufacture de la Fleur de Lys.

Le contrat de mariage est à l'avantage de l'épouse, Edmé lui faisant donation entre vifs de ses biens propres au cas où ils n'auraient pas d'enfants. Ce mariage et les naissances qui suivront, Antoine François Théodore en 1751 et Marie-Claude Geneviève en 1752, déclenchent les animosités au sein des deux couples, mais aussi les termes du contrat du premier mariage d'Edmé. Les deux couples vont se brouiller. Une procédure est engagée, qui va durer 10 ans.

De nombreux ouvriers passent de la Manufacture de Vincennes à celle de Pont-aux-Choux et inversement, facilitant les transferts de technologie qui ne sont pas forcément du goût des propriétaires des entreprises. Jean Mathias Caillat, peintre, préparateur des couleurs à Vincennes ayant été soupçonné d'avoir vendu des secrets de fabrication à Bellejambe à Pont-aux-Choux. Après bien des difficultés une transaction est réalisée le 21 juillet 1759. La société est dissoute reste seul Adrien Pierre Mignon. Les Serrurier touchent 112 000 £, plus 1 200 £ de pot de vin. En 1760, les points de détails sont réglés.

Edmé et son épouse se retirent à Saint-Jean de la Motte, près de La Flèche. Il donnera son avis à un parent ; Pierre Clément Caussy, gendre devenu veuf, de Pierre Bellevaux dans la vente de la faïencerie de ses enfants. Un de ses amis, avocat au Parlement de Paris; René François Sauquaire des Plantes l'informe des grosses difficultés financières des propriétaires du Manoir de la Fuÿe à La Suze. Ayant procuration des Serrurier, Sauquaire dédommage les créanciers et achète pour les Serrurier la propriété en mars 1760. Quelques temps après les Serrurier feront faire un étage et adjoindront deux ailes à leur manoir qui devient un château. C'est ici que s'éteint le 22 avril 1761 Edmé après avoir rédigé son testament le 17 mars. Il était âgé d'environ 75 ans. Son inhumation a lieu le lendemain, accompagné de cinq prêtres.

Les enfants Serrurier de la Fuÿe ne s'intéresseront pas à la faïence. Antoine sera seigneur d'Étival, Conseiller du Roi, président du siège présidial de l'élection de La Flèche, subdélégué de l'Intendant de Tours et sa sœur Marie-Claude épousera le 23 août 1770 René Pastoureau, sieur de la Houssaye, Conseiller du Roi, Contrôleur du grenier à sel de la Ferté-Bernard, avocat au parlement, lieutenant au siège du duché-pairie de la ville. Madame leur mère épousera le 27 avril 1762, un an après la disparition d'Edmé, René François Sauquaire des Plantes, châtelain de Saint-Jean-du-Bois, avocat au parlement de Paris et l'ami de la famille avec qui elle aura deux enfants.

Œuvres

(liste non exhaustive)

Marques

Collaborateurs dans son entreprise

Musées, monuments

Bibliographie

Notes, références

Liens externes

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La version présentée ici à été extraite depuis cette source le 14/12/2010.
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