Faïenceries de Bourg-la-Reine

Les faïenceries sont l'un des éléments importants du patrimoine culturel de Bourg-la-Reine, commune française du département des Hauts-de-Seine.



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Bourg-la-Reine - Faïence - Céramique

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Les faïenceries sont l'un des éléments importants du patrimoine culturel de Bourg-la-Reine, commune française du département des Hauts-de-Seine.

Faïencerie Jacques et Jullien

Charles Symphorien Jacques était un sculpteur, membre de l'Académie de Saint-Luc venant de la faïencerie de Sceaux fondée en 1735 par l'architecte de Bay. Le chimiste Jacques Chapelle dirigea cette entreprise en 1759 qu'il loua en premier lieu en 1763 à Jacques ainsi qu'à Joseph Jullien peintre et en 1772, au sculpteur Richard Glot. Parti quelques temps pour Mennecy-Villeroy, qu'ils exploitent parallèlement avec Bourg-la-Reine. Les deux artistes s'installent dans une maison sur la Grande Rue à l'angle de la rue de la faïencerie (aujourd'hui 116 avenue du Général-Leclerc) et démarrent leur production en 1773. Joseph Jullien décède le 16 mars 1774 âgé uniquement de 49 ans. Son fils Joseph Léon prend la relève et se retire de l'affaire. Un de leurs collaborateurs est Jean-Charles Auboin (1731-1809) qui va s'installer à son compte. Charles Symphorien Jacques devient l'associé de son père et syndic de la municipalité en 1789. Sa mère meurt le 24 mai 1789 et son père le 15 avril 1799 à Bourg-la-Reine. En 1804 la produit fait faillite et la maison est commercialisée le 12 octobre 1805.

Faïencerie Jean-Charles Auboin

Jean-Charles (1731-1809), a travaillé à la faïencerie de Bourg-la-Reine chez Jacques et Jullien (rue de la faïencerie). Deux de ses garçons et trois de ses petits-fils seront faïenciers. Cette famille est particulièrement impliquée dans la vie politique de la commune, Jean-Charles signe le cahier des doléances de 1789. Jean-Marie, un de ses fils, né vers 1756 est conseiller municipal de (1793-1796), il est envisageable que ce soit lui qui ait enregistré le procès verbal du décès de Pierre Simon : nom d'emprunt de Condorcet ce 10 Germinal de l'An II et qu'un de ses garçons né en 1818 fut conseiller municipal en 1860. C'est leur four que Dalpayrat utilisera sûrement en 1889 au 31-33 Avenue du Général-Leclerc. François-Isidore Auboin, professeur de latin, décédé le 1er novembre 1819 fut peut être maître de pension sous le premier Empire.

Faïencerie Pierre-Claude Poussin

Ancien ouvrier de Jacques, Pierre-Claude Poussin crée une faïencerie à l'enseigne de La Madeleine à l'angle de la rue Tremière (aujourd'hui 39 avenue du Général Leclerc). Cette faïencerie, dite faïencerie no 2 sera vendue de nombreuses fois à Jean-Paul Louis Chesnel-Larossière de 1801 à 1813, Barthélémy Carlu de 1805 à 1823, Pierre Docithé Benoist qui la loue le 29 juin 1821 et devient fabricant en 1826 et François, Guillaume Mony en 1822 qui rachètera une seconde dite no 5 au 5 Grande rue (aujourd'hui 31 avenue du Général Leclerc) fondée par Benoist avant 1826. Il fait des émules puisque d'autres ouvriers vont créer leur propre produit. Au no 5 rue de la Faïencerie : Berujean à qui succède Auboin, au no 17 : un dénommé Fournier fin du XIXe siècle. C'est dans cet atelier que François Laurin, le petit-fils de Mony fera ses premières armes.

Faïencerie Louis-François Laurin

Vase décoré de deux rats, manufacture Laurin, vers 1875.

François Laurin né à Bourg-la-Reine en 1826, décédé le 19 mai 1901 au no 2 rue André Theuriet, conseiller municipal de 1847 à 1896, il était le fils de Louis-François Laurin faïencier, décédé et enterré à Bourg-la-Reine le 27 avril 1857 et de Mlle Florentine Sophie Mony, décédée et inhumée dans cette ville le 8 avril 1881, fille du faïencier. En 1856 il donne avec le peintre Emile, Aubert Lessore (1805-1876) un renouveau en relançant les faïenceries artistiques et en 1871 il met au point les barbotines avec Ernest Chaplet. Il décora de nombreuses maisons de Bourg-la-Reine, dont la sienne qui existe toujours au 2, rue André-Theuriet. Il est le créateur d'un panneau La Vierge et l'Enfant se trouvant dans l'église Saint-Gilles de Bourg-la-Reine. Sa production est présentée à l'Exposition de Vienne en 1873 et de Paris en 1874 et 1878. Parmi ses collaborateurs nous retiendrons entre autres : Ernest Chaplet (1835-1909) entre 1857 et 1874, Albert Dammouse (1848-1926) et Édouard Paul Mérite (1867-1941). Il crée en 1875 son premier atelier à Bourg-la-Reine qu'il conservera jusqu'en 1887 date à laquelle il va s'installer à Choisy-le-Roi jusqu'à son suicide en 1909.

Faïencerie Pierre-Adrien Dalpayrat

Pierre-Adrien Dalpeyrat de renommée internationale est né en 1844 et décédé en 1910 à Limoges. En 1889, il s'installe au 5-7 Grande Rue (aujourd'hui 31-33 Avenue du Général Leclerc) où se trouve aussi la produit de Joseph Alphonse Carron (1815-1859) et de ses enfants : Jules Edouard Carron né en 1839 et son frère aîné Ernest Louis Carron né en 1838 mais aussi du benjamin Félix Ernest Carron et de son fils Édouard Carron. Cette demeure annexera le no 9 et sera détruite en 1907. Il semble qu'il ait aussi demeuré au 22 Grande Rue pour déménager en 1895 au no 19. Il va vers 1889 utiliser le four des Aubouin qui travaillent avec Pardoux, céramiste de Bourg-la-Reine, célèbre pour ses grès flambés, jaspés. Il travaille avec sa femme Marie Tallerse et ses enfants : Albert, Adolphe, Hyppolite et Paul. En 1893, il fait la connaissance de la suédoise Agnès de Frumerie (1869-1937) qu'il prendra quelques temps comme collaboratrice, mais les différences de caractères vont rapidement mettre un terme à cette relation. Il reçoit en 1900 une médaille d'or à l'Exposition universelle, et la Légion d'honneur. Il s'adjoint la collaboration des oailliers parisiens Cardeilhac et Keller. Il possède la grande maison 41-43 avenue du Général Leclerc. Quand il cesse son activité en 1906, Pierre-Adrien regagne Limoges où il va s'éteindre en 1910. La produit est reprise par Volant, puis Genty à l'enseigne de Faïenceries de Bourg-la-Reine et d'Arcueil réunies avec Albert et Adolphe Dalpayrat, deux des fils de Pierre-Adrien. Elle fermera définitivement en 1913. Albert Dalpayrat finira par s'installer à son compte à Bagneux produisant des grès à la façon de son père. La grande maison de Dalpeyrat est toujours visible à l'angle de la rue de la Madeleine (Jean Roger Thorelle) et de la Grande Rue (avenue du Général Leclerc). En 2000, la ville lui a ouvert un musée à la villa Saint-Cyr, consacré à sa production de céramique.

Les fouilles archéologiques

Des fouilles effectuées en 1998 - 1999[1]permirent de localiser entre les no 21 et 45, quatre faïenceries du XVIIIe siècle ; du 52 au 54, les faïenceries de la première moitié du XIXe siècle ; au no 116, la première faïencerie royale du XVIIIe siècle ; et de situer la première faïencerie de Jacques et Jullien au no 116 de l'avenue du Général Leclerc.

Notes et références

  1. La Manufacture Royale de faïence et de porcelaine sur Fédération Nationale du Patrimoine. Consulté le 31 janvier 2009

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