Manufacture de Pont-aux-Choux

La Manufacture de Pont-aux-Choux est une manufacture française de faïence fine et de porcelaine, créée en 1743 rue de Charenton, tranférée en 1749 sur la contrescarpe en face de la rue du Pont-aux-Choux, fermée en 1788, après 53 ans d'existence.



Catégories :

Céramique - Faïence - Entreprise française - Entreprise fondée en 1743 - Paris

Page(s) en rapport avec ce sujet :

  • Mot clé : manufacture du pont -aux- choux (1735-1788) [x] · Soupière et son plateau, forme imitant l'orfèvrerie, décor rocaille · Beurrier · Pot à lait à anse... (source : evene)
  • Le grand classique de la Faïencerie dite de " Pont aux Choux " localisée à Paris près... Cette manufacture célèbre au XVIIIe siècle pour ses faïences ivoires à ... (source : liste.saulaie)

La Manufacture de Pont-aux-Choux est une manufacture française de faïence fine et de porcelaine, créée en 1743 rue de Charenton, tranférée en 1749 sur la contrescarpe en face de la rue du Pont-aux-Choux, fermée en 1788, après 53 ans d'existence.

Historique

Edmé Serrurier, monte à Paris en 1730, s'installe à son compte comme Manufacturier de fayence rue de Charenton, dans le quartier du faubourg Saint-Antoine, débute avec du demi-brun, réalisant des pièces à la manière de Paul Caussy de Rouen. L'année suivante, au mois d'avril, il épouse sa compagne Charlotte Le Boullenger de Glagny, parente de Madame de Villeray. Il a pris en location les ateliers de sa produit, localisés au n°9 de la rue de Charenton (aujourd'hui 48 cour du Chêne vert).

En mars 1742, Claude Humbert Gérin n'est plus payé par la Manufacture de Vincennes. Il lui est reproché ainsi qu'aux frères Dubois de garder le secret de fabrication de la pâte blanche. Il est de fait chassé. Il propose à Edmé Serrurier d'héberger dans ses ateliers la fabrication de sa belle Terre Blanche dite aussi Terre d'Angleterre. Ce dernier accepte et le prend comme associé, mais aussi les frères Gilles Dubois (céramiste) et Robert Dubois qui les rejoignent en septembre 1743. Adrien Pierre Mignon, marchand de bois vient se joindre au quator en décembre. Ils ont privilège pour 10 ans et sur 6 lieues autour de Paris l'autorisation de vendre dans tout le royaume. Ainsi est née ce qui va devenir la Manufacture de Pont-aux-Choux. Serrurier recrute des ouvriers à Rouen, dont : Nicolas Julien Bellejambe, ouvrier tourneur et modeleur de premier plan.

Claude Humbert Gérin, utilise dès 1743 une terre blanche poreuse, chamottée, recouverte d'une glaçure cuite dans une seconde cuisson, comparable à celle utilisée pour faire les pipes. Cette céramique reçue plusieurs noms dont au XIXe l'appellation de faïence fine. Cette pâte est poreuse et opaque, au contraire de la porcelaine. C'est l'émail qui la rend imperméable. En ajoutant de la chaux à la pâte celle-ci devient plus blanche. Cette Terre de pipe est malléable, servant à ciseler des décors en reliefs d'une grande précision. Cette technique de fabrication est une découverte anglaise conçue pour rivaliser avec la porcelaine en se rapprochant au maximum de son aspect pour un coût inférieur. Elle avait le titre de Manufacture royale des terres de France à l'imitation des terres d'Angleterre. Elle produisit de grandes pièces de services, imitant à la perfection les pièces d'argenterie. Des gisements d'argile pure se trouvant aux portes de Paris, l'industrie de faïence fine se développa rapidement en cette fin de XVIIIe siècle dans la région parisienne : Choisy-le-Roi, (1804) ; Creil, (1796) ; Montereau, (1748).

L'entreprise fonctionne bien, en 1745 elle compte 250 ouvriers, 9 tours et 2 fours. En 1746, Serrurier et Mignon restent seuls à la tête de l'entreprise; Gérin ayant été rappelé par Vincennes, la manufacture n'arrivant plus à produire depuis son départ une pâte blanche, mais une grise. A cette date l'entreprise de la rue de Charenton fait construire un troisième four, elle possède plus de 200 moules en plâtre et 8200 pièces en magasin. Mignon épouse cette année, la cousine de son associé : Madeleine Serrurier, de Nevers. Edme Serrurier et son épouse Charlotte Le Boullenger font du couple leur légataire universel. En 1747, on construit un 3e four, quand Charlotte Le Boullenger décède, le 24 septembre. Procès avec les de Villeray qui s'imaginent être les héritiers. Le privilège est porté en 1748 à 20 ans et 10 lieues autour de Paris et la Manufacture prend le titre de :Manufacture Royale des Terres de France à l'imitation de celle d'Angleterre. Elle fera plusieurs procès à des ouvriers comme :Jacques Chapelle, Beaufils entre autres; pour imitation de leur production.

En juin 1749, la manufacture achète le terrain de la Chasse Dauphine sur la contrescarpe en face la rue du Pont-aux-Choux à la hauteur de l'angle de la rue Amelot et de l'actuelle n°1 de la rue Saint-Sébastien dans le 11e arrondissement, d'où elle va tirer son nom lors du transfert de 1751. Le 31 août 1749, Edmé convole en seconde noce avec sa cousine, Marie-Claude Serrurier, 23 ans, sœur aînée de Madeleine Serrurier, épouse d'Adrien Pierre Mignon qui devient son beau-frère. De nombreux ouvriers font la navette entre la Manufacture de Vincennes et la Manufacture de la rue de Charenton, ce qui facilite les transferts de technologie. Jean Mathias Caillat, peintre, préparateur des couleurs à Vincennes est soupçonné d'avoir vendu à Bellejambe des secrets de fabrication de couleurs.

Le transfert de la Manufacturese déroule en 1751. La nouvelle Manufacture comporte 5 fours, dont un à réverbère. Cette année voit l'apparition du premier enfant d'Edmé Serrurier; Antoine François Théodore Serrurier, suivit l'année suivante de celle de Marie-Claude Geneviève. Mais des conflits d'intérêts vont naître entre les deux couples au sujet de la donation faite par le premier couple d'Edmé. Le 31 juillet 1759 a lieu devant notaire la dissolution de la Société, moyennant une somme de 100.000 £, majorée de 1200£ de pot de vin. Edmé Serrurier et son épouse se retire à la fin de l'année 1759 à Saint-Jean de la Motte près de la Flèche.

Le marché français va s'ouvrir de nouveau aux faïences anglaises en 1786, par le traité de Vergennes rétablissant le libre échange des biens. Deux ans plus tard en 1788, Adrien Pierre Mignon, décéde; la manufacture cesse son activité. Elle a en stock 119.000 pièces.

Œuvres

(liste non exhaustive)


Collaborateurs; artistes peintres et sculpteurs

(liste non exhautive)

Musées, monuments


Expositions

Bibliographie

Notes, références

Liens externes

Recherche sur Amazon (livres) :



Principaux mots-clés de cette page : faïence - fine - dim - musée - pot - manufacture - n°inv - paris - serrurier - céramique - décors - émaillée - lot - blanc - 1743 - blanche - arts - national - ventes - rue - terre - associé - adrien - reliefs - couvercles - pont - choux - edmé - formes - décoratifs -

Ce texte est issu de l'encyclopédie Wikipedia. Vous pouvez consulter sa version originale dans cette encyclopédie à l'adresse http://fr.wikipedia.org/wiki/Manufacture_de_Pont-aux-Choux.
Voir la liste des contributeurs.
La version présentée ici à été extraite depuis cette source le 14/12/2010.
Ce texte est disponible sous les termes de la licence de documentation libre GNU (GFDL).
La liste des définitions proposées en tête de page est une sélection parmi les résultats obtenus à l'aide de la commande "define:" de Google.
Cette page fait partie du projet Wikibis.
Accueil Recherche Aller au contenuDébut page
ContactContact ImprimerImprimer liens d'évitement et raccourcis clavierAccessibilité
Aller au menu