Musée départemental de la faïence et des arts de la table

Le musée départemental de la faïence et des arts de la table se situe à Samadet dans le département français des Landes.



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Musée des Landes - Faïence - Céramique - Label musée de France, Landes

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Musée départemental de la faïence et des arts de la table
Samadet.Plat camaïeu vert à la palombe?9.jpg
Faïence de Samadet : plat camaïeu vert à la palombe, produit vers 1750.
Informations géographiques
Coordonnées 43° 38′ 28″ Nord
       0° 30′ 38″ Ouest
/ 43.641111, -0.510556
  
Pays Drapeau : France France
Localité Samadet
Informations générales
Date d'ouverture 1968
Collections Faïence et des arts de la table des XVIIIe et XIXe s.
Nombre d'œuvres 200
Informations visiteurs
Visiteurs/an 8 282 (2003)
8 621 (2004)
7 673 (2005)
7 316 (2006)
7 608 (2007) [1]
Adresse 2378, route d'Hagetmau
40320 Samadet
Site internet Site officiel du musée
Géolocalisation sur la carte : France
France location map-Regions and departements.svg
Musée départemental de la faïence et des arts de la table

Le musée départemental de la faïence et des arts de la table se situe à Samadet dans le département français des Landes.

Présentation

Le XVIIIe siècle est marqué par une explosion du nombre de manufactures de faïence en France.

Contexte historique

Trois évènements expliquent cet âge d'or de la faïence en France.

À la fin du XVIIe siècle, pour renflouer les caisses de l'État, appauvri par des années de guerre contre des puissances étrangères, Louis XIV promulgue des édits de fonte de vaisselle d'or et d'argent. Les nobles de la cour remplacent alors, comme le roi soleil, leur service de table en métal précieux par de la faïence. La mode des armoiries, au début du XVIIIe siècle, incite d'autre part les nobles à faire réaliser des services en faïence ornés des armoiries familiales. Enfin, le long essor économique de la France au XVIIIe siècle autorise la bourgeoisie de devenir une clientèle nouvelle pour la faïence[2]. C'est dans ce contexte que la faïencerie de Samadet est fondée.

Histoire de la faïence de Samadet

Vers 1730, l'abbé Charles Maurice du Bouzet de Roquépine, baron de Samadet, en recherche de ressources supplémentaires pour financer son fasteux train de vie, songe à créer une manufacture de faïence malgré l'opposition des habitants de la ville et en particulier celle des faïenciers de Bordeaux. Le bois des nombreuses forêts de la baronnie, la qualité de la terre de Samadet, grasse et argileuse, les marnes et le sable fin apporteront la matière première[3]. Un arrêt du Conseil du roi en date du 25 mars 1732 autorise le baron à installer à Samadet un atelier «avec privilège de vente pour vingt ans»[4]. Ainsi est créée la Manufacture royale de fayance. Le monopole, interdisant la création d'une manufacture concurrente à moins de vingt lieues à la ronde, sera reconduit en 1752 et 1782, offrant à la manufacture une prospérité et une renommée remarquables.

La faïencerie connaît un développement rapide et apporte les marchés du Gers et du Béarn. Des magasins ouvrent à Auch, Cahors, La Rochelle, Montauban, Toulouse et des expéditions partent jusqu'aux Antilles. Cette expansion est due au talent d'un certain Le Pâtissier, spécialiste débauché de Bordeaux. Il sait tirer profit des avantages comparatifs du site de Samadet, capable de produire mieux et moins cher que la concurrence, et d'acheminer la marchandise par galupe vers le port de Bayonne pour les expéditions les plus lointaines.

Cet âge d'or sera de courte durée et la manufacture, qui passe dans les mains de plusieurs propriétaires successifs, cesse son activité définitivement en 1840[4], à peine plus d'un siècle après sa création. Son déclin est déjà amorcé à la veille de la Révolution française, surtout à cause de la concurrence de la production de porcelaine et des faïences anglaises, du coût élevé de la matière première et de la main d'œuvre hautement qualifiée. Après sa fermeture, le site est reconverti en marché à bestiaux.

Type de production

Pendant son âge d'or, la manufacture sort une production abondante, répartie entre pièces de forme et platerie, se reconnaissant à son émail blanc, épais, remarquable support d'un décor propre à l'Aquitaine. Les décors polychromes allient au mauve du manganèse, le bleu, le jaune et le vert. Le rouge, résultant d'une seconde cuisson au petit feu est utilisé pendant une courte période.

Les sujets les plus représentés sont des motifs floraux (œillets, myosotis), animaux (oiseaux, insectes) ou des scènes de la vie rurale. Les pièces de faïence de Samadet font actuellement partie de collections publiques ou privées.

Le musée

Le musée départemental de la faïence et des arts de la table est créé en 1968 par l'association Comité de la Faïencerie qui en a fait don au conseil général des Landes en 1998.

Après une introduction générale retraçant l'évolution historique de la céramique, l'ensemble des aspects techniques du façonnage, de la cuisson, de la décoration, sont abordés dans une perspective historique qui conduit le visiteur face aux plus récentes utilisations des céramiques industrielles (aéronautique, mécanique, textile... ).

Une maquette recréant la manufacture de Samadet sert d'introduction à la présentation de plus de 200 pièces issues de ses fours au XVIIIe siècle. Parmi les formes et les décors les plus exceptionnels, on s'attardera sur les pichets, les fontaines et un rarissime porte huilier-vinaigrier au cheval cabré. Le musée présente la vaisselle en faïence si prisée, qu'elle soit décorée en camaïeu bleu, en camaïeu vert, de grotesques, de chinois, de décors polychromes avec œillets, tulipes ou papillons, roses et palombes qui différencient entre l'ensemble des productions de Samadet[5].

Une présentation comparative de faïences de Bordeaux, de Rouen ou de Martres-Tolosane, de Moustiers, de Lunéville, de Strasbourg sert à mettre en évidence les caractères originaux de Samadet.

Avec une présentation de tables dressées, le concours d'odeurs et d'interviews sonore d'historiens de la table de cuisiniers et de petits films évoquant la cuisine, les produits culinaires ou encore de petites recettes de cuisine, l'exposition «la cuisine à remonter du temps» sert à suivre l'évolution de la cuisine et des arts de la table du Moyen Âge à nos jours. On y découvre la naissance du couteau, de la fourchette, de l'assiette ou du verre individuel, mais également du service «à la française» et «à la russe».

La Maison de la céramique contemporaine, créée par la Communauté de communes du Tursan, propose expositions et animations pour compléter la présentation des arts du feu.

Notes et références

  1. Veille Info Tourisme, p.  107
  2. Information du Musée départemental de la faïence et des arts de la table, consultée sur site
  3. L'Almanach du Landais 2002, éditions CPE, p.  130
  4. Jean-Jacques et Bénédicte Fénié, Dictionnaire des Landes, Éditions Sud Ouest, 2009, 349 p. (ISBN 978-2-87901-958-1)  
  5. Fascicule du Musée départemental de la faïence et des arts de la table de Samadet

Voir aussi

Liens externes

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